Retour sur notre carême 2026

 Tout a commencé par le mercredi des Cendres !!!
Ce jour-là, le prêtre marque les fidèles d'une croix de cendres sur le front. Dans l’Ancien Testament « se couvrir de cendres » était une marque de tristesse et de désolation. C’était aussi, selon les situations, un symbole de repentir voire de conversion. L’Eglise a gardé ce rite, on entre en carême avec humilité dans la ferme intention de se repentir de ses péchés et de suivre un chemin de prière et de retour à Dieu.

Pendant le carême, on ne met pas de fleurs au pied de l'autel, en signe de pénitence, comme on ne récite pas le Gloria et qu'on ne chante pas l'Alléluia. Cependant, il n'est pas défendu de faire une composition, assez dépouillée, pour aider à la méditation de l'Evangile du jour, par exemple. Ainsi, Adriana nous a-t-elle proposé un ensemble de pierres et de sable, pour rappeler Jésus au désert, mais le linge blanc évoque l'Evangile de ce 2ème dimanche : la Transfiguration : " Son visage devint brillant comme le soleil et ses vêtements blancs comme la lumière."(Mt 17,2)





 Le 3ème dimanche de carême, l'Evangile est celui de la rencontre de Jésus avec la Samaritaine au puits de Jacob, évoquée par la cruche et le puits. 


Le 10 mars, c’était la soirée de louange et de confessions. Pendant que certains se confessaient, d’autres les soutenaient par leurs chants et leurs prières. Cette formule a rencontré un vrai succès, et les prêtres présents ont eu beaucoup de pénitents.

Le 12 mars, nous nous réunissions pour une soirée bol de riz. C’était une façon de jeûner pour redécouvrir que « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » À la suite de cette soirée, une boîte fut déposée dans l’église pour recevoir les dons des fidèles, dons résultant de nos privations et qui seront offerts aux prêtres aînés du diocèse.

Ce repas frugal fut suivi d’une réflexion, en petits groupes, dans l’église, sur l’accueil et l’accompagnement que les Paroisses peuvent offrir aux nouveaux baptisés, chaque année plus nombreux dans l’Église. Cette réflexion avait lieu dans le cadre d’un Concile provincial convoqué à l’initiative des évêques de l'Île-de-France.

Le 15 mars, c’était le dimanche de laetare. Ce nom vient du chant d’entrée de la messe de ce quatrième dimanche de carême, tiré du livre d’Isaïe : Laetare Jérusalem. (Réjouis-toi, Jérusalem). Le père Isidore avait revêtu sa chasuble où le violet du carême se mêle déjà au blanc de Pâques, pour donner cette teinte vieux rose qui n’est utilisée que deux fois dans l’année : pour ce dimanche de Laetare  et pour celui de Gautete pendant l’Avent. Ce jour, là, qui marque comme une trêve, au milieu du carême, on peut orner l’autel de façon plus joyeuse.


Le 19 mars, nous fêtions le grand Saint-Joseph, Époux de la vierge Marie et père adoptif de Jésus. Saint-Joseph se distingue par son silence, son écoute et sa fidélité. Nous lui avons demandé de veiller sur l’Église, comme il avait veillé obscurément sur le berceau de Jésus, à Nazareth.




Le 21 mars eut lieu le ménage annuel de l’église de Gazeran. Le matin, Eric et quelques hommes, armés de longues et lourdes  « têtes de loup » ont fait tomber toute la poussière et les toiles d’araignées, des murs, des vitraux et de la voûte.


L’après-midi, une poignée de volontaires ont passé l’aspirateur, secoué les tapis, ciré les bancs, nettoyé les objets de culte en métal, ainsi que les brûloirs de cierges : d’autres se sont occupés des abords fleuris de l’église et du presbytère.

Le 25 mars, nous fêtions la Sainte Vierge au jour de l’Annonciation, dont nous avons la chance d’avoir la représentation sur un beau vitrail (réparé après les dégâts d’une averse de grêle) dans notre église.




Le 22 mars, l’Évangile était celui de la résurrection de Lazare, symbolisée par une bougie placée devant une grotte de pierre. Le rameau qui surplombe la composition paraissait sec, mort depuis le début du carême, et voilà qu'il se met à bourgeonner, en ce dimanche, symbole d'une autre résurrection qui se prépare...



Le 29 mars, il y avait foule,
en ce jour des Rameaux.


Le Père Isidore bénit abondamment nos buis levés pour acclamer notre Roi, dont nous commémorions l’entrée triomphale à Jérusalem.

Pour suivre notre paroisse en sa Semaine Sainte, voir l'article "La Semaine Sainte 2026" en cliquant ici !

Lectures du jour

Première lecture (Ep 2, 19-22)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens

Frères,
    vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage,
vous êtes concitoyens des saints,
vous êtes membres de la famille de Dieu,
    car vous avez été intégrés dans la construction
qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ;
et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même.
    En lui, toute la construction s’élève harmonieusement
pour devenir un temple saint dans le Seigneur.

    En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction
pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint.

    – Parole du Seigneur.

Psaume (Ps18 (19), 2-3, 4-5ab)

Refrain psalmique : (cf. Ps 18, 5a)

Par toute la terre s’en va leur message.

Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s'entende ;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.

Évangile (Lc 6, 12-19)

Acclamation :

Alléluia. Alléluia.
À toi, Dieu, notre louange !
Toi que les Apôtres glorifient,
nous t’acclamons : tu es Seigneur !
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ces jours-là,
Jésus s’en alla dans la montagne pour prier,
et il passa toute la nuit à prier Dieu.
    Le jour venu,
il appela ses disciples et en choisit douze
auxquels il donna le nom d’Apôtres :
    Simon, auquel il donna le nom de Pierre,
André son frère,
Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
    Matthieu, Thomas,
Jacques fils d’Alphée,
Simon appelé le Zélote,
    Jude fils de Jacques,
et Judas Iscariote, qui devint un traître.

    Jésus descendit de la montagne avec eux
et s’arrêta sur un terrain plat.
Il y avait là un grand nombre de ses disciples
et une grande multitude de gens
venus de toute la Judée, de Jérusalem,
et du littoral de Tyr et de Sidon.
    Ils étaient venus l’entendre
et se faire guérir de leurs maladies ;
ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs
retrouvaient la santé.
    Et toute la foule cherchait à le toucher,
parce qu’une force sortait de lui
et les guérissait tous.

     – Acclamons la Parole de Dieu.

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