Eglise de Poigny la Forêt

Eglise Saint Pierre

Un document du XIIème siècle permet de dater l’église de cette époque. Dès l’an 1158, le Pape Adrien IV confirme les possessions de l’Abbaye de Saint-Magloire de Paris. Au nombre de celles-ci figure l’église Saint-Pierre de Poigny.
L’église est de dimensions modestes. Des quatre portes qui donnaient accès à l’édifice, deux subsistent. A côté de la porte sud se trouve encore une porte très basse et étroite qui donne directement sur les fonts baptismaux. C’est par cette porte que l’on introduisait autrefois les nouveaux-nés pour le baptême.

Sur la route qui mène à Guipereux se trouve un petit oratoire dédié à Saint Fort. La légende veut qu’aux environs de l’an 300, cet Evêque de Bordeaux, allant à Lutèce, traversa la forêt d’Yveline. Voyant un enfant infirme, pleurant de son malheur, il fit jaillir une source, ordonnant à l’enfant de s’y baigner. L’Evêque le guérit ainsi miraculeusement. Sur le fronton de l’oratoire, on peut lire : « Heureux ou souffrant, passants, recueillez-vous et ayez espoir. L’eau vive de la Foi fait toujours des miracles. »

Le clocher de l’église a l’aspect d’une tour carrée de 25 mètres de hauteur. Depuis l’origine de l’édifice jusqu’en 1904, le cimetière entourait l’église, comme dans toutes nos campagnes. Les restaurations commencées en 1910 mirent à jour plusieurs sépultures, entre autres un caveau où reposent certains membres de la famille d’Angennes, Marquis de Poigny, inhumés sous le chœur de l’église dès le XVIème siècle.
Les vitraux datent de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle. Dans le chœur, on remarque un tableau du Christ en Croix et une statue de l’enfant Jésus provenant de Prague.

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Lectures du jour

Première lecture (Ph 4, 10-19)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens

Frères,
    j’ai éprouvé une grande joie dans le Seigneur
à voir maintenant refleurir vos bonnes dispositions pour moi :
elles étaient bien vivantes,
mais vous n’aviez pas occasion de les montrer.
    Ce ne sont pas les privations qui me font parler ainsi,
car j’ai appris à me contenter de ce que j’ai.
    Je sais vivre de peu,
je sais aussi être dans l’abondance.
J’ai été formé à tout et pour tout :
à être rassasié et à souffrir la faim,
à être dans l’abondance et dans les privations.
    Je peux tout
en celui qui me donne la force.
    Cependant, vous avez bien fait de vous montrer solidaires
quand j’étais dans la gêne.
    Vous, les Philippiens, vous le savez :
dans les premiers temps de l’annonce de l’Évangile,
au moment où je quittais la Macédoine,
je n’ai eu ma part dans les recettes et dépenses
d’aucune Église, excepté la vôtre.
    À Thessalonique déjà, vous m’avez envoyé, et même deux fois,
ce dont j’avais besoin.
    Je ne recherche pas les dons ;
ce que je recherche,
c’est le bénéfice qui s’ajoutera à votre compte.
    J’ai d’ailleurs tout reçu, je suis dans l’abondance ;
je suis comblé depuis qu’Épaphrodite m’a remis votre envoi :
c’est comme une offrande d’agréable odeur,
un sacrifice digne d’être accepté et de plaire à Dieu.
    Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse,
magnifiquement,
dans le Christ Jésus.

            – Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 111 (112), 1-2, 5-6, 8a.9)

Refrain psalmique : (Ps 111, 1a)

Heureux qui craint le Seigneur !
ou : Alléluia !

Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ;
la race des justes est bénie.

L’homme de bien a pitié, il partage ;
il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ;
toujours on fera mémoire du juste.

Son cœur est confiant, il ne craint pas.
À pleines mains, il donne au pauvre ;
à jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire !

Évangile (Lc 16, 9-15)

Acclamation : (cf. 2 Co 8, 9)

Alléluia. Alléluia.
Jésus Christ s’est fait pauvre, lui qui était riche,
pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Moi, je vous le dis :
Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête,
afin que, le jour où il ne sera plus là,
ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
    Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose
est digne de confiance aussi dans une grande.
Celui qui est malhonnête dans la moindre chose
est malhonnête aussi dans une grande.
    Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,
qui vous confiera le bien véritable ?
    Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,
ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
    Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :
ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,
ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.
Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

    Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens,
eux qui aimaient l’argent,
tournaient Jésus en dérision.
    Il leur dit alors :
« Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes
aux yeux des gens,
mais Dieu connaît vos cœurs ;
en effet, ce qui est prestigieux pour les gens
est une chose abominable aux yeux de Dieu. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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