Lettre de notre évêque – Toussaint 2020

Face à la peur et à la mort : tenons bon dans l’espérance !
Message de Monseigneur Aumonier, évêque de Versailles

Il règne dans notre pays et dans le monde une atmosphère de peur et de mort.
C’est la peur que suscite l’épidémie, peur de contracter le virus et peur de le transmettre ; c’est
la peur de l’avenir rempli d’incertitude et d’angoisse ; c’est plus profondément encore la peur
de la mort.
Mais c’est aussi la terreur qui nous saisit une fois de plus, ravivée par l’acte barbare de Nice
qui nous bouleverse en tant que catholiques et en tant que français.

Face à la peur et à la mort, nous devons opposer avec détermination la force de la foi, de
l’espérance et de la charité.
Face à ceux qui sèment la haine et la violence, nous devons opposer
avec courage la puissance de l’Évangile de la paix et revêtir « l’équipement de combat donné
par Dieu » (Ep, 6, 10)
Je regrette l’interdiction de la célébration publique de la messe dans nos églises pourtant
demandée au président de la République par Monseigneur de Moulins-Beaufort et je continuerai
avec les évêques de France réunis dans les prochains jours à porter cette demande.

Nos églises doivent rester grandes ouvertes : elles sont signe d’espérance et de la présence de
Dieu qui ne nous abandonne pas
: j’appelle chacun à venir à l’église pour prier, adorer, puiser
la force du ressuscité, vainqueur du mal et de la mort afin de vivre de la parole de Jésus qui
nous dit en ce jour : « heureux les artisans de paix ! »

Nos coeurs aussi doivent demeurer grands ouverts : j’appelle chacun à veiller sur ses frères et
soeurs, isolés, malades, à porter assistance à ceux qui sont dans le besoin, en prenant bien sur
toutes les précautions qui s’imposent. Soyons témoins de Jésus-Christ, présent et vivant en ce
monde pour qui Il a donné sa vie !

Laissons-nous entrainer par la multitude des saints qui nous ont précédés : ils sont dans nos vies
un chemin lumineux, ils intercèdent sans relâche pour nous : n’ayons pas peur et tenons bon
dans l’espérance !

† Éric AUMONIER
Évêque de Versailles
Solennité de la Toussaint 2020

Lectures du jour

Première lecture (Sg 3, 1-6.9)

Lecture du livre de la Sagesse

          Les âmes des justes sont dans la main de Dieu ;
aucun tourment n’a de prise sur eux.

  Aux yeux de l’insensé, ils ont paru mourir ;
leur départ est compris comme un malheur,

  et leur éloignement, comme une fin :
mais ils sont dans la paix.

  Au regard des hommes, ils ont subi un châtiment,
mais l’espérance de l’immortalité les comblait.

  Après de faibles peines,
de grands bienfaits les attendent,
car Dieu les a mis à l’épreuve
et trouvés dignes de lui.

  Comme l’or au creuset, il les a éprouvés ;
comme une offrande parfaite, il les accueille.

  Au temps de sa visite, ils resplendiront :
comme l’étincelle qui court sur la paille, ils avancent.

  Ils jugeront les nations, ils auront pouvoir sur les peuples,
et le Seigneur régnera sur eux pour les siècles.

  Qui met en lui sa foi comprendra la vérité ;
ceux qui sont fidèles resteront, dans l’amour, près de lui.
Pour ses amis, grâce et miséricorde :
il visitera ses élus.

          – Parole du Seigneur.

Psaume (26 (27), 1, 4, 7-9a, 13-14)

Refrain psalmique : (26, 13)

J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m’attacher à son temple.

Écoute, Seigneur, je t’appelle !
Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m’a redit ta parole :
« Cherchez ma face. »
C’est ta face, Seigneur, que je cherche :
ne me cache pas ta face.

Mais j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »

Deuxième lecture (1 Co 15, 51-57)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
  c’est un mystère que je vous annonce :
nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons transformés,
  et cela en un instant, en un clin d’œil,
quand, à la fin, la trompette retentira.
Car elle retentira, et les morts ressusciteront, impérissables,
et nous, nous serons transformés.
  Il faut en effet que cet être périssable que nous sommes
revête ce qui est impérissable ;
il faut que cet être mortel revête l’immortalité.
  Et
quand cet être périssable
aura revêtu ce qui est impérissable,
quand cet être mortel
aura revêtu l’immortalité,
alors se réalisera la parole de l’Écriture :
La mort a été engloutie dans la victoire.
  Ô Mort, où est ta victoire ?
Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ?

  L’aiguillon de la mort,
c’est le péché ;
ce qui donne force au péché,
c’est la Loi.
  Rendons grâce à Dieu qui nous donne la victoire
par notre Seigneur Jésus Christ.

          – Parole du Seigneur.

Évangile (Jean 6, 37-40)

Acclamation : (Jn 11, 25a.26)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur.
Celui qui croit en moi ne mourra jamais.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

     En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
      « Tous ceux que me donne le Père
viendront jusqu’à moi ;
et celui qui vient à moi,
je ne vais pas le jeter dehors.
       Car je suis descendu du ciel
pour faire non pas ma volonté,
mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
        Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé :
que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés,
mais que je les ressuscite au dernier jour.
        Telle est la volonté de mon Père :
que celui qui voit le Fils et croit en lui
ait la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

          – Acclamons la Parole de Dieu.

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