Journée mondiale du Migrant et du Réfugié

La 109ème Journée mondiale du Migrant et du Réfugié du 24 septembre 2023 est une journée pour prier et s’ouvrir aux questions soulevées par les migrations.

Le pape François vient à Marseille pour rencontrer les évêques des rives méditerranéennes, des représentants d’autres Églises et des jeunes de toutes confessions pour échanger sur les défis du pourtour méditerranéen. Après avoir confié ce processus à l’intercession de la Vierge Marie, à la Basilique Notre-Dame-de-la-Garde, et rendu hommage aux migrants morts en mer, il célébrera une grande messe où 60 000 personnes sont attendues, au stade Orange Vélodrome à 16h45.  Nous sommes appelés à prier spécialement ce WE du 23-24 septembre 2023 pour les migrants et les réfugiés.

Tableau d’Arcabas, le « peintre de l’âme »

Prière

Dieu, Père tout-puissant
donne-nous la grâce de nous engager avec ardeur
en faveur de la justice, de la solidarité et de la paix,
afin que soient assurée à tous tes enfants
la liberté de choisir d’émigrer ou de rester.

Donne-nous le courage de dénoncer
toutes les horreurs de notre monde,
de lutter contre toutes les injustices
qui défigure la beauté de tes créatures
et l’harmonie de notre maison commune.

Soutiens-nous avec la force de ton Esprit,
pour que nous puissions manifester ta tendresse
à chaque migrant que tu places sur notre route
et répandre dans les cœurs et dans tous les milieux
la culture de la rencontre et de la protection.

Migrant et réfugié : quelle différence ?

Mgr Jean Rodhain, fondateur du Secours Catholique et de Caritas Internationalis, distinguait en 1959 l’un de l’autre : « L’immigrant a de lui-même décidé de s’expatrier volontairement pour chercher en général un travail. Le réfugié est l’homme qui a dû, à la suite d’une révolution, de guerres intestines, d’un régime politique, d’une catastrophe écologique, de la famine, d’une invasion, quitter brusquement son domicile, en rêvant d’y retourner. Sa motivation n’est pas la même. »

“Libre de choisir entre rester ou migrer” : Pourquoi ce thème  ?

Dans son message pour la Journée du migrant et du réfugié de 2023, le pape François, cite plusieurs exemples bibliques pour expliquer que le fait de quitter son pays n’est pas toujours le résultat d’un choix libre, tout comme de nombreuses migrations qui ont marqué l’histoire du peuple d’Israël. “Migrer devrait toujours être un choix libre, mais en fait, dans de nombreux cas, même aujourd’hui, ce n’est pas le cas.

Des conflits, des catastrophes naturelles ou, plus simplement, l’impossibilité de mener une vie digne et prospère dans leur pays d’origine contraignent des millions de personnes à partir.
En 2003 déjà, saint Jean-Paul II déclarait que “construire les conditions concrètes de la paix, en ce qui concerne les migrants et les réfugiés, signifie s’engager sérieusement à sauvegarder avant tout le droit de ne pas émigrer, c’est-à-dire de vivre en paix et dans la dignité dans sa propre patrie” (Message pour la 90e Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, n. 3)”

“Les persécutions, les guerres, les phénomènes climatiques et la misère sont parmi les causes les plus visibles des migrations forcées contemporaines. Les migrants fuient la pauvreté, la peur, le désespoir.

Pour éliminer ces causes et mettre fin aux migrations forcées, nous avons besoin de l’engagement commun de tous, chacun selon ses responsabilités. Un engagement qui commence par le fait de se demander ce que nous pouvons faire, mais aussi ce que nous devons cesser de faire. Nous devons nous efforcer de mettre fin à la course aux armements, au colonialisme économique, au pillage des ressources des autres, à la dévastation de notre maison commune.”

C’est pour trouver des remèdes au niveau local comme international à ces maux que le pape François appelle l’Église à se mobiliser comme un hôpital de campagne, notamment dans le cadre de la démarche synodale et à l’approche du Jubilé 2025.

Contacter la Pastorale des migrants et réfugiés

La réalité dans notre diocèse : Témoignages

Lectures du jour

Première lecture (Ep 3, 2-12)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

Frères,
    vous avez appris, je pense, en quoi consiste
la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :
    par révélation, il m’a fait connaître le mystère,
comme je vous l’ai déjà écrit brièvement.
    En me lisant, vous pouvez vous rendre compte
de l’intelligence que j’ai du mystère du Christ.
    Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance
des hommes des générations passées,
comme il a été révélé maintenant
à ses saints Apôtres et aux prophètes,
dans l’Esprit.
    Ce mystère,
c’est que toutes les nations sont associées au même héritage,
au même corps,
au partage de la même promesse,
dans le Christ Jésus,
par l’annonce de l’Évangile.

    De cet Évangile je suis devenu ministre
par le don de la grâce que Dieu m’a accordée
par l’énergie de sa puissance.
    À moi qui suis vraiment le plus petit de tous les fidèles,
la grâce a été donnée d’annoncer aux nations
l’insondable richesse du Christ,
    et de mettre en lumière pour tous le contenu du mystère
qui était caché depuis toujours en Dieu,
le créateur de toutes choses ;
    ainsi, désormais, les Puissances célestes elles-mêmes
connaissent, grâce à l’Église,
les multiples aspects de la Sagesse de Dieu.
    C’est le projet éternel que Dieu a réalisé
dans le Christ Jésus notre Seigneur.
    Et notre foi au Christ nous donne l’assurance nécessaire
pour accéder auprès de Dieu en toute confiance.

            – Parole du Seigneur.

Cantique (Is 12, 2, 4bcde-5a, 5bc-6)

Refrain psalmique : (Is 12, 3)

Exultant de joie, vous puiserez les eaux
aux sources du salut !

Voici le Dieu qui me sauve :
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte.
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits !
Redites-le : « Sublime est son nom ! »
Jouez pour le Seigneur.

Il montre sa magnificence, et toute la terre le sait.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion,
car il est grand au milieu de toi,
le Saint d’Israël !

Évangile (Lc 12, 39-48)

Acclamation : (cf. Mt 24, 42a.44)

Alléluia. Alléluia.
Veillez, tenez-vous prêts :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Vous le savez bien :
si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait,
il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
    Vous aussi, tenez-vous prêts :
c’est à l’heure où vous n’y penserez pas
que le Fils de l’homme viendra. »
    Pierre dit alors :
« Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole,
ou bien pour tous ? »
    Le Seigneur répondit :
« Que dire de l’intendant fidèle et sensé
à qui le maître confiera la charge de son personnel
pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
    Heureux ce serviteur
que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
    Vraiment, je vous le déclare :
il l’établira sur tous ses biens.
    Mais si le serviteur se dit en lui-même :
“Mon maître tarde à venir”,
et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes,
à manger, à boire et à s’enivrer,
    alors quand le maître viendra,
le jour où son serviteur ne s’y attend pas
et à l’heure qu’il ne connaît pas,
il l’écartera
et lui fera partager le sort des infidèles.
    Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître,
n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté,
recevra un grand nombre de coups.
    Mais celui qui ne la connaissait pas,
et qui a mérité des coups pour sa conduite,
n’en recevra qu’un petit nombre.
À qui l’on a beaucoup donné,
on demandera beaucoup ;
à qui l’on a beaucoup confié,
on réclamera davantage. »

            – Acclamons la Parole de Dieu.

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