St Jérôme, après avoir eu des contacts avec la Palestine, écrit entre 386 et 391, un récit de la vie d’Hilarion (traduction sur le site orthodoxievco.net). 

Hilarion issu d’une famille aisée et idolâtre est né vers 290-292 dans le bourg de Tabatha, prés de Gaza. Envoyé à 10 ans à la célèbre école d’Alexandrie, il fit des études brillantes, montrant des dons d’orateurs et se faisant apprécier de tous. C’est a cette époque qu’il se fit baptiser. Attiré par la grande réputation de l’anachorète* St Antoine, il prit le chemin du désert en 307 pour le rejoindre, alors âgé de 15 ou 17 ans. Il séjourna près de lui, étudiant et partageant sa façon de vivre. Le renom de St Antoine attirant des foules importantes, Hilarion se retira dans un lieu situé sur la route entre Gaza et l’Egypte, après avoir distribué tous les biens hérités de ses parents.

Dans ce lieu désertique, il mena une vie de prière et d’isolement qui lui convenait. Il vécut dans une sorte de hutte et, pour exercer son corps, il cultivait lui-même une nature difficile qui lui dispensait une nourriture frugale. Ses seuls visiteurs auraient été, au début de son séjour, le démon qui le harcelait et des brigands.

Quand sa réputation commença à s’étendre, on lui attribua de nombreux miracles et conversions. Des disciples accoururent : il fonda pour eux des monastères en Palestine et en Syrie. St Jérôme le considèrait comme l’initiateur de la vie monastique en Palestine en parallèle avec St Antoine à qui on reconnaît ce rôle en terre d’Egypte.

A la mort de St Antoine, vers 356, Hilarion partit méditer sur sa tombe. Poursuivi par sa propre réputation, il songea à se retirer sur une île déserte. Il aurait pérégriné de Sicile en Dalmatie, puis de la région d’Epidaure à Chypre où il meurut le 21 octobre 372. Il est fêté le 21 octobre dans l’Eglise catholique.

Ses plus proches amis ramenèrent son corps dans son premier monastère, prés de Gaza.

Son corps sera transporté au XIème siècle par des moines pèlerins à l’abbaye de Moissac, puis au prieuré de Duravel (47600 Lot), pour des raisons de conservation. Une autre source indique : « quelques restes [de saint Hilarion] auraient été rapportés de la troisième croisade par Pierre de Voisins [seigneur du domaine de Voisins], père de Guillaume…] ce qui expliquerai l’orignie du nom du village. Ses reliques se trouvent dans un caveau de l’église qui lui a été dédiée, avec celles de St Agathon (en français : le bon), ermite dans le désert de Scété proche de Memphis en Egypte, au nom prédestiné puisqu’il se distingua par une grande douceur, et celles de St Poemon (ou Piammon), prêtre qui ne quitta jamais Diolcos, île quasi déserte du delta du Nil. Tous les cinq ans, le premier dimanche d’octobre, ce caveau est ouvert pour une ostention en présence de l’évêque de Cahors et de nombreux fidèles.

Il semble qu’il n’existent que deux localités qui portent son nom dans le monde : une au Canada et la nôtre. Il existe aussi au moins un monastère Saint Hilarion en Grèce et un Chateau Saint Hilarion à Chypre.

(*) moine ou ermite vivant dans la solitude

Sources : St Jérôme « vie de Paul de Thèbes, et vie d’Hilarion » 29D51 à la bibliothèque de l’évêché