Troisième soirée du Parcours-Disciples

Imiter le Christ

 

Après une première soirée de réflexion  sur le thème « suivre le Christ » (cliquer sur les liens en bleu pour ouvrir chaque récit) et une seconde soirée pour mieux comprendre ce que signifie « Vivre dans l’intimité du Christ« , nous voici prêts à imiter le Christ …

Qu’est-ce qu’imiter ?

C’est ressembler à…, être à l’image de…

Qu’est-ce qu’imiter le Christ ?

La courte vidéo visionnée donnait quelques éléments de réponse, par la voix de paroissiens interrogés : c’est servir les autres, donner de l’amour, porter sa croix, ne pas juger …

Nous avons essayé de développer ces quatre points, en paroles et en action…

Qui imitons-nous, dans notre vie ?

Des amis qu’on admire et qui nous façonnent.

Nos parents, grands-parents, collègues parfois, notre curé, des religieux et religieuses.

Que m’ont-ils transmis ? Que me donnent-ils qui font que je suis ce que je suis ?

Et Jésus, comment l’imitons-nous ?

Le disciple est un apprenant, il copie, reproduit le maître, comme un peintre débutant copie d’abord un maître, reproduit sa manière de faire pour se l’approprier, puis pour devenir ce qu’il est appelé à être.

La première imitation du Christ, c’est aimer. À Sa manière. C’est à dire non pas d’un sentiment amoureux, mais à la façon de Dieu…

Mon élan d’amour me pousse à me lever pour aller vers les autres. De même que le Christ a eu une vie d’itinérance, suis-je prêt, moi aussi, à me déplacer, à me laisser déplacer pour servir ?

Qu’est-ce que porter sa croix, au jour le jour ?

C’est aimer, écouter, pardonner, s’exposer par une parole de témoignage dans un environnement hostile, poser un acte pour défendre quelqu’un, faire son devoir d’état…

Par petits groupes de trois personnes, nous avons partagé un point sur lequel nous avions envie d’avancer dans l’imitation de Jésus. Et chaque fois qu’une personne avait fini de parler, les deux autres la confiaient à l’Esprit Saint, en posant une main sur son épaule. Voilà une manière d’apprendre à ne pas juger : prier pour la personne qui se confie.

Puis, nous avons vécu un moment très fort : celui du lavement des pieds.

En effet, cette démarche n’est pas uniquement vécue en Eglise, au cours de la messe du Jeudi saint, mais elle peut être proposée en paroisse, comme elle l’est régulièrement dans les communautés de l’Arche, fondées par Jean Vanier. C’est alors d’abord une imitation du Christ mais aussi un signe de la réciprocité du don à laquelle Il nous appelle, et qui est si importante, en paroisse, par exemple, où chacun est amené à servir l’ensemble des autres.

En faisant ce geste, c’est donc une expérience de communauté qu’il nous a été proposée de vivre : recevoir son frère ou sa sœur en Christ, comme un don de Dieu que l’on est appelé à servir, et accepter d’être reçu comme don, par lui, à son tour. Pas si simple ! L’émotion était grande…

Pour finir, Jason nous a relu, avec quelques petits ajouts,  la célèbre Lettre de St Paul aux Corinthiens, souvent proclamée lors des cérémonies de mariage. Mais rappelons-nous que cet amour dont parle St Paul, c’est d’abord la charité.

On connaît bien ce chapitre 13 : J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.

Voici la suite :

L’amour prend patience ; l’amour rend service  à la communauté ; l’amour ne jalouse pas les autres paroissiens ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil pour les services rendus ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas contre ceux qui ne partagent pas tout à fait ses idées ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, pour sa paroisse, il endure tout.

Rendez-vous samedi prochain, 6 avril, pour la quatrième et dernière soirée de notre parcours disciples, à l’église de St Hilarion, à 19h30.

 

 

 

 

 

Lectures du jour

Première lecture (Sg 6, 12-16)

Lecture du livre de la Sagesse

La Sagesse est resplendissante,
elle ne se flétrit pas.
Elle se laisse aisément contempler
par ceux qui l’aiment,
elle se laisse trouver
par ceux qui la cherchent.
    Elle devance leurs désirs
en se faisant connaître la première.
    Celui qui la cherche dès l’aurore ne se fatiguera pas :
il la trouvera assise à sa porte.
    Penser à elle est la perfection du discernement,
et celui qui veille à cause d’elle
sera bientôt délivré du souci.
    Elle va et vient
à la recherche de ceux qui sont dignes d’elle ;
au détour des sentiers,
elle leur apparaît avec un visage souriant ;
dans chacune de leurs pensées,
elle vient à leur rencontre.

    – Parole du Seigneur.

Psaume (Ps 62 (63), 2, 3-4, 5-6, 7-8)

Refrain psalmique : (cf. Ps 62, 2b)

Mon âme a soif de toi,
Seigneur, mon Dieu !

Dieu, tu es mon Dieu,
      je te cherche dès l’aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

Je t’ai contemplé au sanctuaire,
j’ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

Dans la nuit, je me souviens de toi
et je reste des heures à te parler.
Oui, tu es venu à mon secours :     
je crie de joie à l’ombre de tes ailes.

Deuxième lecture (1 Th 4, 13-18)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Frères,
nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance
au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ;
il ne faut pas que vous soyez abattus
comme les autres, qui n’ont pas d’espérance.
    Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ;
de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis,
Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui.

    Car, sur la parole du Seigneur, nous vous déclarons ceci :
nous les vivants,
nous qui sommes encore là pour la venue du Seigneur,
nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis.
    Au signal donné par la voix de l’archange, et par la trompette divine,
le Seigneur lui-même descendra du ciel,
et ceux qui sont morts dans le Christ
ressusciteront d’abord.
    Ensuite, nous les vivants,
nous qui sommes encore là,
nous serons emportés sur les nuées du ciel,
en même temps qu’eux,
à la rencontre du Seigneur.
Ainsi, nous serons pour toujours avec le Seigneur.
    Réconfortez-vous donc les uns les autres
avec ce que je viens de dire.

    – Parole du Seigneur.

 

OU LECTURE BREVE

Deuxième lecture (1 Th 4, 13-14)

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Thessaloniciens

Frères,
nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance
au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ;
il ne faut pas que vous soyez abattus
comme les autres, qui n’ont pas d’espérance.
    Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ;
de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis,
Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui.

    – Parole du Seigneur.

Évangile (Mt 25, 1-13)

Acclamation : (cf. Mt 24, 42a.44)

Alléluia. Alléluia.
Veillez, tenez-vous prêts :
c’est à l’heure où vous n’y pensez pas
que le Fils de l’homme viendra.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples cette parabole :
    « Le royaume des Cieux sera comparable
à dix jeunes filles invitées à des noces,
qui prirent leur lampe
pour sortir à la rencontre de l’époux.
    Cinq d’entre elles étaient insouciantes,
et cinq étaient prévoyantes :
    les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,
    tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes,
des flacons d’huile.
    Comme l’époux tardait,
elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
    Au milieu de la nuit, il y eut un cri :
‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’
    Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent
et se mirent à préparer leur lampe.
    Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes :
‘Donnez-nous de votre huile,
car nos lampes s’éteignent.’
    Les prévoyantes leur répondirent :
‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous,
allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’
    Pendant qu’elles allaient en acheter,
l’époux arriva.
Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces,
et la porte fut fermée.
    Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent :
‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’
    Il leur répondit :
‘Amen, je vous le dis :
je ne vous connais pas.’

    Veillez donc,
car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Lire les textes

Saint du jour

Articles récents

Plus d'articles